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DONKEY KONG COUNTRY
À l’aube du XXIè siècle et d’une nouvelle ère dans
l’univers des consoles portables (la Game Boy Advance est sur le point
de voir le jour), une adaptation particulièrement étrange apparaît sur la
déjà très controversée Game Boy Color: Donkey Kong Country, l’un
des hits majeurs de la Super Nintendo, va être remis au goût du jour…
sur une console aux capacités inférieures à celle qui lui a offert ses heures
de gloire. Inutile de dire que le pari est pour le moins bizarre, et
qu’au-delà du défi incroyable de porter un titre pareil sur une si
petite console, on va avoir droit à un jeu pour le moins curieux, sans
qu’il ne soit toutefois complètement raté. Une reprise
aussi ambitieuse que loufoque Lorsque ce DKC débarque dans le catalogue GBC,
alors qu’une portable capable d’afficher des jeux de même qualité
que la SNES est annoncée, la plupart des observateurs sont sceptiques. Quelle
mouche a donc piqué l’excellent Rare (auteur après coup des mémorables Banjo-Kazooie et Banjo-Tooie, et qui n’a pas encore réalisé ses
chefs-d’œuvre que seront Perfect Dark ou Conker’s Bad Fur
Day) pour oser un coup
pareil? Pourtant, si l’on se laisse tenter par cette cartouche pour le
moins étrange, à première vue, on est assez convaincu. En effet, si les graphismes ont subi une marche
arrière aussi violente qu’évidente par rapport à l’épisode
16-bits, leur qualité vraiment surprenante pour un jeu GBC ravira dans un
premier temps des joueurs satisfaits de revivre sur portable les sensations
d’un des meilleurs jeux de plate-forme de tous les temps. Les sprites en
fausse 3D de l’époque sont aisément reconnaissables et ont été plutôt
bien arrangés, et les décors n’ont pas été vraiment massacrés. Le
retour en arrière technologique a donc été plutôt bien opéré, sans trop
choquer l’utilisateur. Mais ce n’est qu’une façade, car
c’est en se plongeant davantage dans ce jeu que ses nombreux défauts
font surface. Il fallait
s’y attendre... Assez rapidement, on a plus l’impression de
voir une extension couleur de la série des Donkey Kong Land. Certains thèmes du premier volet sont
d’ailleurs repris, alors que les thèmes originaux de la SNES ne sont
que médiocrement interprétés pour la plupart d’entre eux. Les niveaux
sont certes identiques aux originaux, et cela va poser un sérieux problème de
difficulté à cause du gameplay mal dosé du jeu. Les personnages (dont les
différences de saut et de course ne se ressentent plus vraiment) effectuent
des sauts moins hauts et moins éloignés, alors que les fossés ont conservé
les mêmes proportions! Du coup, la complexité de certaines séquences est à
s’en arracher les cheveux... Comme la GBC est évidemment trop faible
techniquement pour recalquer à l’identique les prouesses d’une
édition SNES qui faisait office de bijou technologique à l’époque,
certains éléments vont être modifiés en conséquence. Ainsi, au lieu de
chevaucher les sympathiques animaux tels qu’Enguarde l’espadon,
Rambi le rhinocéros ou Expresso l’autruche (entre autres), on sera
directement transformé en l’animal en question lorsque le personnage dirigé
heurte la caisse qui le renferme. De plus, mais c’est plutôt un point
positif ici, un seul des deux singes apparaît à l’écran lors des scènes
d’action, alors que Donkey et Diddy évoluaient l’un à côté de
l’autre dans le jeu original (provoquant parfois une certaine
confusion, il est vrai). Au final, l’adaptation, en tentant trop
d’être fidèle à l’original, pêche par un surplus d’ambition
et les maigres bonus offerts, à savoir quelques mini-jeux amusants mais très
dispensables, ainsi qu’un espace « impression » rentabilisable
uniquement par la possession d’un Game Boy Printer, gadget dont on se
demande parfois s’il n’a pas surtout été créé, en-dehors de sa
compatiblité avec la Game Boy Camera, pour combler le vide de certains jeux
comme ce sous-DKC peu intéressant en fin de compte. Notes Présentation: 9 – Ce DKC version
portable tente de recréer la convivialité exemplaire qui avait fait le succès
de l’opus SNES. Dans l’ensemble, c’est plutôt réussi,
malgré quelques oublis. Graphismes: 9 – Le point le plus délicat
à juger de ce jeu, paradoxalement mauvais si on le compare à son illustre
inspirateur, mais également exceptionnel pour le support sur lequel il est
utilisé. Comme il faut juger ce genre de critère en fonction du contexte
technique, on retiendra donc la partie la plus valorisante. Animations: 8 – On se contentera
d’évaluer ce critère de la même façon que les graphismes:
l’illusion de sprites en 3D provoquée sur SNES ne perdure pas ici, et
on a l’impression de voir beaucoup d’éléments figés, mais dans sa
globalité, ce jeu tient la route à ce niveau. Musique: 7 – Là, par contre, on
pardonnera difficilement à Rare d’avoir voulu reprendre les thèmes
d’origine. L’idée n’est pas vraiment à saluer car le rendu
ne pouvait de toute façon pas convaincre grand-monde. Toutefois, cela a pour
mérite de nous replonger dans l’ambiance « rock de la
jungle » assez unique de la saga, et de conférer donc à ce jeu une
atmosphère qui lui sied plutôt bien. Bruitages: 6 – Cette fois-ci, par contre, ça devient carrément moyen, mais
c’est encore une fois là faute à trop d’ambition: les hurlements
simiesques de DK ne pouvaient décemment pas être retranscrits correctement,
tout comme les nombreux effets sonores propres à la SNES. Comme Rare
n’a pas trouvé d’alternative convenable pour cette édition GBC,
on se retrouve donc avec une atmosphère un peu fade. Durée de vie: 7 – Bien sûr, on ne reprendra peut-être pas autant de plaisir à
refaire ce jeu peu agréable une fois fini que l’original. Mais la quête
des 100% demeure toujours un challenge intéressant, bien que rapidement
exaspérant tant le soft a été rendu difficile à cause d’un gameplay
inadapté au challenge proposé (à moins que ce ne soit
l’inverse…). Gameplay: 4 – Voilà vraiment le
plus gros défaut de ce DKC de seconde zone. Encore une fois, on se retrouve
avec un jeu trop complexe pour le faible nombre de boutons proposés, et pour
ne rien arranger, la maniabilité des personnages n’est pas aussi
efficace que sur SNES. Du coup, certains niveaux en deviennent rapidement exaspérants,
et on en oublie rapidement que porter un tel jeu sur une console à 2 touches
est un tour de force pas si mal maîtrisé malgré tout. Intérêt: 5½ – Il paraît assez vite
évident que le principe de porter sur GBC un énorme hit SNES va être délicat
et pas forcément réussi. Si l’on refait avec plaisir la quête
d’origine, on ne l’appréciera pas autant que sur 16-bits où elle
est beaucoup plus prenante, et où l’aventure atteint sa plénitude en
tous points. De plus, les misérables « bonus » ajoutés ne
compensent pas un ensemble qui manque franchement de singularité. Note générale: 6.9 / 10 – Si, à première vue,
jouer à un des jeux les plus complets et les plus aboutis de la décennie
passée sur un support aussi modeste que la GBC est très attrayant, on
s’aperçoit vite que ce jeu fonctionne surtout sur son nom, et que
relativement peu d’efforts ont été faits pour le rendre appréciable et
surtout jouable. Au final, ce n’est qu’une pâle reprise dont on
se serait franchement passé, en espérant pouvoir trouver mieux sur GBA plus
tard. Screenshots |
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