Les plus grands succès et l'arrivée d'une quatrième console ( 1994-1997)

Tout aussi « fouillis » que les versions NES et portable! À éviter!Si, dans votre entourage ( même si celui-ci n'est formé que de pros des jeux vidéo), vous demandez QUI connaît la version SNES de Yoshi's Cookie, vous aurez peu de réponses affirmatives voire aucune. C'est bien simple: mis à part une petite proportion de Japonais, une mince part d'Américains et une extrême minorité d'Européens ( dont je ne faisais même pas partie il y a 5 mois), personne ne connaît cette version 16-bits du célèbre jeu d'empilage de gâteaux. Et pour cause: il a été produit à quelques 100000 exemplaires à travers le monde, dont 75000 pour les Japonais, 20000 pour les USA... et le reste pour le Vieux Continent. Posséder ce jeu relève de l'exploit; y jouer correctement est carrément une performance de premier ordre.

Car Yoshi's Cookie est tout simplement une CATA nucléaire en matière de gameplay. On peut même être franc et direct, allons-y gaiment; c'est à chier. Désolé, je m'égare, mais c'est la seule fois dans ce site!!! Alors, vous me pardonnerez. Bon, une fois que vous avez réussi à prendre le jeu en main ( ce qui prend au minimum une vingtaine d'heures de jeu, donc au moins 2 jours si vous êtes un joueur très " hard" ou deux Allez, on copie SMW pour le décor de fond... J'vous l'ai dit: rien d'innovateur dans Yoshi's Cookie SNES!semaines si vous jouez de manière raisonnable), ça peut paraître sympa, même si généralement on oublie comment on joue. Et beaucoup des joueurs de Yoshi's Cookie SNES ont abandonné avant d'avoir compris comment on jouait!

Heureusement, le jeu se rattrape un peu côté graphique, ce qui permet de sauver la face — car la bande son est archi-nulle, fait très rare chez Nintendo. Les graphismes correspondent un max à la mode de l'époque, sorte de 2D qui se veut en relief, et donnent dans un curieux mélange SMW/Mario All Stars. Et ça, c'est encore relativement sympa.

Pour résumer, Yoshi's Cookie est faible dans les deux points forts de Nintendo: le gameplay et le son!!! On comprend mieux cet échec lorsque l'on apprend le nom de l'éditeur: Bullet Proof Software, qui n'a jamais réalisé de merveilles, il faut l'avouer.

Sans doute le meilleur Mario sur GameBoy: Donkey Kong est un mythe.En 1994, peu avant l'apparition d'une bombe qui sera présentée peu après, le dernier Mario sortit sur Game Boy, sous le titre très évocateur de Donkey Kong. Cette cartouche comprend une reprise géniale du jeu d'arcade à laquelle s'ajoute un tout nouveau jeu, dans lequel Mario doit sauver sa fiancée Pauline ( la coquine). Le jeu comprend 101 niveaux ( ! ) avec une possibilité de sauvegarde tous les quatre stages. Il utilise des principes revus pour moderniser un peu le tout, avec des Bonus Stages et donc, des affrontements avec le gorille tous les quatre niveaux. Je ne vais pas trop m'attarder sur ce jeu, en vous disant juste qu'il est très varié ( aucun des cent un niveaux ne ressemble à un autre), et très décoré en fond pour un jeu de GB... Et pour ce qui est des niveaux, il sont tous assez difficiles à comprendre: en effet, chercher la clé de la porte de sortie est une véritable gageure, la notion de temps est trèèèèèès importante... et Mario est beaucoup plus fragile qu'auparavant: il peut se tuer en tombant d'un étage, crame au moindre contact d'une flamme, peut s'électrocuter... Mais DK'94 est vraiment un excellent jeu, superbe au niveau des couleurs et... pas facile du tout.

Mais Nintendo en avait assez des reprises et n'avait pas créé de nouveau jeu de plate-forme sur console en couleur depuis 1990... ça n'allait plus! Dès 1995, on décida de sortir de nouveaux jeux de plates-formes, mais on ne savait pas exactement lesquels... et puis, comme Super Mario Bros. et Super Mario Land avaient été des séries à succès, alors pourquoi pas Super Mario World? Nintendo développa donc un Super Mario World. 2, plus connu sous le nom de Yoshi's Island. Un test très complet se trouve dans la section Tests.

Super Mario Role Playing Game ( RPG): notre plus grand regret de joueurs européens!En 1995, un autre jeu sortit sur la SNES, mais pas en Europe: Super Mario RPG: Legend of the Seven Stars. Dommage, car ce jeu est réalisé à la façon Zelda 3 ( l'un des plus beaux jeux de la console) et les persos en 3D apparaissaient réellement... ce sont d'ailleurs eux que l'on retrouve, légèrement améliorés pour certains, sans retouches pour d'autres, sur les futurs jeux 3D de Nintendo. L'histoire se répète quand même: Toadstool a été kidnappée par Bowser et Mario doit la sauver en récoltant 7 étoiles... d'où le titre. Superbe graphiquement, Mario RPG épate par la diversité de ses niveaux, la beauté des ennemis et certaines scènes qui préfigurent la Digne d'un jeu 32-bits! Les graphismes sont de toute beauté!saga des Mario Party ou des Super Smash Brothers. On peut en fait dire que ce jeu est un condensé de Mario Party, Mario 64, Super Smash Bros., Zelda ou même Illusion of Time. C'est merveilleux et on est dégoûté de ne pas y avoir eu droit en Europe.

Tiens, puisqu'on parle de ce jeu relativement en détail, parlons des intérieurs: on n'en a jamais vu d'aussi détaillés avant 1995, et aujourd'hui en 2001... on n'en a toujours pas vu! La maison de Mario, la PipeHouse, tout cela est magnifique et manque peut-être à Mario 64. D'ailleurs, dans Mario64, on n'a pas de niveau dans la jungle, l'un des ( très) rares décors qui peuvent manquer. SMRPG était-il Mario 64 avant l'heure? On ne le saura jamais.

Y'a pas: côté décors, c'est encore meilleur que Yoshi's Island!Ce que l'on sait, c'est que, pour être bref, SMRPG est extraordinaire, et que si vous possédez une Super Famicom ou une NSTC ( versions japonaise et américaine de la Super NES), ne ratez sous aucun prétexte ce jeu qui en vaut la chandelle!!!

Nintendo décida de lancer sa première machine 3D: la VirtualBoy, un engin aux pouvoirs maléfiques, qui marche mal, au design raté ( non mais!!! regardez cette photo), et qui en plus conduit souvent à la crise d'épilepsie par ses images complètement ratées. Un seul jeu Mario sortit; Mario Tennis, le meilleur jeu de la console sans doute, pour ne pas dire le moins mauvais.

Toujours en 1995, Mario se retrouva dans un tout autre genre de jeu, qui relève du puzzle, et ma foi très difficile: Mario's Picross. Pour preuve de sa difficulté, je n'ai réussi que 192 tableaux sur plus de 250... Ici présenté en Super Mario's Picross: un scénario inédit et plutôt sympa.Game Boy ( c'est plus joli et il s'agit de la version que j'utilise), c'est un jeu complètement inattendu, mais sympathique ( c'est en tout cas mon opinion de Nintendomaniaque). Vrai casse-tête chinois, il nous oppose à un puzzle, généralement de 15 X 15 carreaux ( même si la photo ci-contre en présente un de 5 X 5 et qu'il en existe quelques-uns de 10 X 10). En suivant les indications sur les côtés, matérialisées sous forme de chiffres-indices, vous parviendrez à déterminer les carrés à gratter afin de faire apparaître un dessin. Le problème est que si vous grattez un mauvais carré, du temps vous est décompté de la demi-heure totale du départ: d'abord 2 minutes, puis 4, puis 8 pour finir... et si vous arrivez à 00'00 ( autrement dit time up!), vous avez perdu et devez recommencer à zéro! Comme quoi le principe n'est pas si simple, d'autant plus Sur Super Game Boy, ce jeu rend très bien grâce à l'utilisation de plus de 4 couleurs.que les chiffres-indices du bord peuvent être simples ( 3) ou multiples ( par exemple: 1 4 3 1)... et qu'il faut laisser un espace entre les carrés dans ce dernier cas de figure! Voilà pour ce jeu, mal récompensé par la critique, qui a injustement déplu et qui n'a jamais connu la gloire... dommage car l'idée de base était bonne. Et puis je le trouve sympa de toute façon!

Une nouvelle console doit sortir chez Nintendo, et elle doit tout casser: ce doit être la révolution dans le monde des jeux vidéo car elle innovera avec les premiers jeux en 3-D. C'est dit: l'Ultra 64 fera son apparition dans le courant du premier trimestre 1996. Or, la machine est retardée côté développement et son nom est changé, pour rester dans le cadre de Nintendo: la Nintendo 64, voilà le nom du nouveau joujou Nintendo. Et elle ne sortira que très tardivement, présentée seulement au public en juin 1996. Mise sur le marché durant le dernier trimestre 1996, son premier jeu lui-même est une bombe: Super Mario 64 est une « Just play it! » Super Mario 64 est un modèle de jouabilité.merveille, le must, en 3D, avec des décors somptueux, une animation d'exception et des persos tellement vrais ( et qui parlent!) qu'on se croirait dans le jeu. Présenté pour la première fois en version bêta ( screenshot de gauche) à l'E3 de Los Angeles en juin 1996, le jeu apparaît comme le plus grand de tous les temps, le plus accompli, LE jeu à posséder... accompagné d'un spot publicitaire magnifique — hélas peu diffusé —, il utilisait le sympathique slogan Just Play It!!! On se demande bien QUI Nintendo a payé pour s'approprier les droits de ce slogan ;-)
Mais je parle plus précisément de ce jeu dans le guide qui lui est consacré ( voir
Le guide complet de Super Mario 64), donc il est inutile d'en parler plus ici... sachez donc que c'est canon, que Mario 64 a tout explosé et qu'aucun jeu de plate-forme n'a encore réussi à le copier réellement, tant les angles de vue et les mouvements sont nombreux.

Passons immédiatement au second Mario de la console, Mario Kart 64, suite du superbe Des vraies côtes, pour un résultat pas franchement à la hauteur ( désolé du jeu de mot!)Super Mario Kart, et qui est un jeu très évolué graphiquement, si bien qu'il semble faire un joli carton Outre-Atlantique. Ce jeu offre les mêmes éléments que son " ancêtre", mais est réalisé en trois dimensions. Ce qui permet d'avoir des terrains escarpés, des collines, comme sur la photo de droite, et d'avoir des rotations à 360° autour des persos. Pour ce qui les concerne, ils sont toujours huit, et ce sont les mêmes que dans SMK, sauf que Koopa Troopa a été remplacé par Wario. Pour l'anecdote, à l'origine Donkey Kong devait disparaître... mais on trouva que l'insertion de Kamek ne passerait pas bien du tout aux yeux des nombreux fans du gorille poilu. Les petits karts, comme Toad, Peach ou Yoshi, accélèrent plus vite et se manient mieux, alors que les gros ( Bowser, D.K.) bénéficient d'une vitesse de pointe très élevée mais Luigi Raceway ressemble aux ovales américains, sauf qu'on roule à 60 km/h et qu'on n'en finit pas!se contôlent plus laborieusement. On reconnaît, en voyant ces pilotes, la touche magique du maître Miyamoto... Toutefois, des points négatifs ( assez nombreux) surgissent: bien que les graphismes 3D soient réussis, ils sont très éloignés de Mario 64. Ensuite, les karts ne répondent pas forcément très bien à la manette. Il est malheureusement facile et fréquent d'heurter les barrières. Un élément important manque par rapport à SMK: les pièces... dommage, car elles étaient franchement utiles. Les circuits, au nombre de vingt ( quatre coupes, les mêmes que dans SMK, de quatre courses chacune plus quatre circuits Battle) sont beaux ( Mario Raceway, Wario Stadium, vu ci-dessous, Kalimari Desert, Koopa Beach ou encore l'incroyable Yoshi Valley, photo du dessus). Mais ils se révèlent être généralement trop longs par rapport à ceux de SMK ( trois tours de Rainbow Road sans le raccourci prennent plus de 7 minutes!). Enfin, la course à un joueur n'est vraiment pas géniale... Passons maintenant aux Wario Stadium: le méchant a volé la place de Koopa Troopa dans les 8 persos.points positifs ( oui, oui, il y en a!): d'abord, le mode Time Trial, très intéressant et sans fin. Ensuite, l'existence de véhicules roulant sur certains circuits pour créer des obstacles ( bus, camions). Si ce jeu est léger dans certains domaines, il se rattrape parfaitement quant aux sons: ceux des moteurs sont une totale réussite, les musiques sont excellentes et les voix des persos, une nouvelle fois, arrivent à être très bien reproduites. Mais je rappelle enfin que Mario Kart 64 est vraiment éclatant en mode Multiplayer, à trois ou à quatre: dans ce cas, c'est un plaisir immense que de s'affronter en duo, en trio ou en quatuor, surtout en mode Battle.

Le saviez-vous? Si la console avait été finalement bien nommée Ultra 64, ce jeu aurait reçu le nom de Super Mario Kart R. Beurk, ça ne sonne pas très bien.

: 1995; : 1996.

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