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WARIO LAND 4
Wario puissance
4 Officiellement, la saga Wario Land est la première
dans l’histoire des jeux licenciés 100% Nintendo à atteindre le
quatrième volet, du moins numéroté comme tel (la série des Super Mario Bros. ayant atteint les quatre épisodes de différentes
façons, comme expliqué dans la rubrique Insolites, mais jamais officiellement partout). Face à
cette répétitivité, on peut craindre déjà un renouvellement trop grossier des
scénarii et des divers éléments qui constitueront ce nouvel opus des aventures
du vilain à la moustache en forme de scie, mais force est de constater que
Wario va faire peau neuve dans sa première aventure sur GBA. Cette fois-ci, toujours aussi avide de trésors en
tous genres, Wario apprend par le biais des journaux la découverte
d’une pyramide enfouie dans la jungle. Il ne se fait pas prier pour
s’y rendre, sauf que sa cupidité lui joue des tours: à peine est-il
entré dedans qu’il s’y retrouve coincé, et il va devoir débloquer
les quatre zones principales de la pyramide pour accéder à l’ultime
passage du jeu. Si le nombre de niveaux est un clin d’œil évident
au titre du jeu (4 zones de 4 niveaux chacune), et qu’il paraît en
conséquence assez faible par rapport aux prédécesseurs sur GBC, c’est un
leurre: Wario Land 4 n’est pas un jeu particulièrement court, et
c’est loin d’être sa seule qualité. Un univers
riche et décalé Dès qu’il entre dans un niveau, Wario se
retrouve à côté du vortex par lequel il devra s’échapper. Un peu comme
dans Yoshi’s Story (même si les deux jeux n’ont pas
grand-chose en commun), les différentes zones n’ont pas vraiment de
fin, vu qu’il faut retourner au début du niveau à toute vitesse dans le
temps imparti après avoir déclenché l’ouverture du vortex (qui se
trouve évidemment tout à l’autre bout, chaque stage étant plutôt long,
et surtout très labyrinthique pour la plupart). Seulement, finir les niveaux
c’est bien, mais en ramener les pièces essentielles, c’est
mieux... Un petit oiseau au bec en forme de clé nommé
Keyser vous attend dans chaque niveau, et il est impératif d’en sortir
avec lui, sans quoi vous n’auriez pas accès à l’étape suivante.
De même, lorsque vous arriverez au boss de fin de zone, vous ne pourrez
ouvrir la porte qui y conduit que lorsque vous aurez récupéré les quatre
(encore?) fragments de joyaux contenus dans chaque niveau, et qui scellent
l’accès au boss. Le concept est relativement innovant, même s’il
force trop le joueur à tout remuer pour progresser, ce qui démoralisera
peut-être les plus jeunes. L’atmosphère générale est extrêmement
agréable. Encadrés par des musiques variées et parfois accompagnées de
« chants » étrangement rendus par la GBA, mais qui confèrent un
côté un peu plus abouti aux compositions concernées, les différents stages de
WL4 se déroulent dans des univers tous plus originaux les uns que les autres,
et complètement inédits pour certains. Ainsi, hormis les incontournables
(bord de plage, volcan, manoir hanté, usine, jungle, lac...), Wario se
retrouvera, en guise de prologue, projeté dans les bas-fonds d’une
pyramide dont les hiéroglyphes aux murs servent de tutoriel
d’utilisation des diverses manipulations que peut effectuer Wario.
L’initiative est très appréciable, et rend le gameplay parfaitement
accessible d’entrée. L’anti-héros de Nintendo évoluera également
dans un décor oriental très « Mille et Une Nuits », une fabrique de
jouets plus vicieux les uns que les autres, au sein d’un jeu de dominos
géants ou la stratégie primera à fond, ou carrément dans un flipper déjanté.
Et encore, ce n’est qu’une partie des innombrables surprises qui
vous attendent... L’apologie
du mauvais goût? Sans entrer dans les extrêmes comme avait pu nous
le proposer (ou plutôt, nous l’imposer) l’incroyable Conker’s Bad Fur
Day, Wario Land 4 ose
franchir un palier en matière de goût douteux, ce qui colle finalement bien à
l’esprit de ce personnage assez pourri dans son esprit, à
l’opposé du monde enfantin et mignon de Mario. Si les transformations
de Wario ont augmenté en conséquence par rapport aux épisodes GBC, elles ne
le mettent vraiment pas en valeur, et jouent la carte de l’humour sans
hésiter à faire passer le protagoniste pour un abruti. Wario peut être
aplati, gonflé, rendu obèse, cramé, transformé en ressort ou en vampire
gluant et transpercé de fourchettes. Pourtant, ce n’est rien par
rapport à certains ennemis, la palme revenant aux incroyables cochons en tutu
rose armés d’une hache. Je vous jure, ce truc m’a complètement
fait halluciner quand je l’ai découvert. Certains boss sont pour le
moins bizarres (un gamin râleur, une plante carnivore géante aux naseaux
dégoulinant de… hmm… non, on ne va rien dire… ou encore un
nounours en peluche volant et crachant des flammes). Je ne dévoilerai bien
entendu rien par rapport à l’identité du boss final, encore plus
étrange et douteux que les autres. Wario Land 4 aime également à s’attarder sur
l’inutile, s’enrichissant d’une salle de mini-jeux
grotesques et stupides où vous pourrez dépenser à loisir les diamants si
difficilement récoltés dans le but de participer à des jeux étranges, à la
fois simplistes et sans fin, pour récolter des médailles… qui serviront
à acheter la réduction de la résistance des boss, bien corruptibles pour le
coup. Sans trop en dire, ces jeux préfigurent un peu ce que proposera la série
déjantée des Wario Ware, on oscillera entre l’ennui profond, la
sacralisation ultime du kitsch et les regrets d’avoir claqué toutes les
thunes récupérées dans les niveaux pour participer à ces séquences bien
fades. Autre curiosité, mais qui vaut son pesant d’or pour le côté
« quête annexe », la collecte des CD. Hein? Des CD? Pour quoi
faire? Attardons-nous sur cet ultime détail, car là, il
fallait le faire. Outre les quatre passages principaux, la pyramide se
constitue également d’une salle appelée « juke-box », où vous
pourrez écouter à loisir les disques récupérés dans les différentes zones du
jeu (un par niveau). La musique proposée n’a aucun intérêt, les titres
qui sont attribués à chaque CD sont pour le moins loufoques, et vous pourrez rendre
tous vos amis fous en leur faisant écouter « Mr. Fly » dans les
oreilles la nuit (je l’ai testé, c’est profondément ignoble, ha
ha ha, je le referai d’ailleurs, c’est drôle). Intérêt des items
en question: zéro. Intérêt et qualité des énigmes à résoudre pour s’approprier
ces galettes digitales: énorme. Wario Land 4 est vraiment un jeu vaste,
bourré de secrets en tous genres, et quand on voit la qualité incroyable du
gameplay (notamment l’utilisation ultra-ergonomique des boutons L et
R), il est impossible de faire l’impasse sur ce titre parfois loufoque,
mais que je vous conseille vivement. Notes Présentation: 10 – Exemplaire en tous
points. Entre une barre des scores parfaitement adaptée, un premier niveau en
guise de mode d’emploi très bien pensé, et une navigation super bien
pensée entre les différentes zones, c’est nickel de bout en bout. Screenshots Fonds sonores Palm Tree Paradise – 1’40 (18 Ko) |
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