Mario Museum: le musée virtuel sur Super Mario.

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WARIO LAND 4

Abréviation

WL4

Date de sortie japonaise

21.08.2001

Date de sortie américaine

19.11.2001

Date de sortie européenne

13.11.2001

Date de mon acquisition

24.12.2002

Console

Game Boy Advance

Développeur

Nintendo

Genre

Plate-forme

Nombre de joueurs

1

Perso principal

Wario

Mode Continue

Heu...

Sauvegarde

Oui

Accessoires

Du mauvais goût

Inspiration

Wario Land II, Wario Land 3

S’en sont inspirés

/

Note générale

9.4 / 10


Version européenne française (complète)

Version japonaise (complète)

 
Fort d’une première expérience très réussie dès son premier jeu en tant que héros, dans l’excellent Super Mario Land 3 (« Wario Land, crétin! »), l’ami Wario a pourtant eu un peu de peine à concrétister les espoirs placés en lui avec deux sorties moyennement convaincantes sur Game Boy Color, imposant néanmoins sa suprématie sur les portables de Nintendo avec des aventures inédites, contrairement à son illustre rival, dont les apparitions sur GBC en terme de jeux d’aventure et de plate-forme se cantonneront à diverses reprises (dont le pourtant excellent Super Mario Bros. Deluxe). Lorsque la Game Boy Advance envahit la planète du jeu vidéo, Wario tient à faire perdurer cette hégémonie, et Nintendo lui en donne les moyens au travers d’un quatrième épisode bourré d’ingéniosité et de variété, le tout saupoudré néanmoins d’une ambiance parfois douteuse.

 

Wario puissance 4

 

Officiellement, la saga Wario Land est la première dans l’histoire des jeux licenciés 100% Nintendo à atteindre le quatrième volet, du moins numéroté comme tel (la série des Super Mario Bros. ayant atteint les quatre épisodes de différentes façons, comme expliqué dans la rubrique Insolites, mais jamais officiellement partout). Face à cette répétitivité, on peut craindre déjà un renouvellement trop grossier des scénarii et des divers éléments qui constitueront ce nouvel opus des aventures du vilain à la moustache en forme de scie, mais force est de constater que Wario va faire peau neuve dans sa première aventure sur GBA.

 

Cette fois-ci, toujours aussi avide de trésors en tous genres, Wario apprend par le biais des journaux la découverte d’une pyramide enfouie dans la jungle. Il ne se fait pas prier pour s’y rendre, sauf que sa cupidité lui joue des tours: à peine est-il entré dedans qu’il s’y retrouve coincé, et il va devoir débloquer les quatre zones principales de la pyramide pour accéder à l’ultime passage du jeu. Si le nombre de niveaux est un clin d’œil évident au titre du jeu (4 zones de 4 niveaux chacune), et qu’il paraît en conséquence assez faible par rapport aux prédécesseurs sur GBC, c’est un leurre: Wario Land 4 n’est pas un jeu particulièrement court, et c’est loin d’être sa seule qualité.

 

Un univers riche et décalé

 

Dès qu’il entre dans un niveau, Wario se retrouve à côté du vortex par lequel il devra s’échapper. Un peu comme dans Yoshi’s Story (même si les deux jeux n’ont pas grand-chose en commun), les différentes zones n’ont pas vraiment de fin, vu qu’il faut retourner au début du niveau à toute vitesse dans le temps imparti après avoir déclenché l’ouverture du vortex (qui se trouve évidemment tout à l’autre bout, chaque stage étant plutôt long, et surtout très labyrinthique pour la plupart). Seulement, finir les niveaux c’est bien, mais en ramener les pièces essentielles, c’est mieux...

 

Un petit oiseau au bec en forme de clé nommé Keyser vous attend dans chaque niveau, et il est impératif d’en sortir avec lui, sans quoi vous n’auriez pas accès à l’étape suivante. De même, lorsque vous arriverez au boss de fin de zone, vous ne pourrez ouvrir la porte qui y conduit que lorsque vous aurez récupéré les quatre (encore?) fragments de joyaux contenus dans chaque niveau, et qui scellent l’accès au boss. Le concept est relativement innovant, même s’il force trop le joueur à tout remuer pour progresser, ce qui démoralisera peut-être les plus jeunes.

 

L’atmosphère générale est extrêmement agréable. Encadrés par des musiques variées et parfois accompagnées de « chants » étrangement rendus par la GBA, mais qui confèrent un côté un peu plus abouti aux compositions concernées, les différents stages de WL4 se déroulent dans des univers tous plus originaux les uns que les autres, et complètement inédits pour certains. Ainsi, hormis les incontournables (bord de plage, volcan, manoir hanté, usine, jungle, lac...), Wario se retrouvera, en guise de prologue, projeté dans les bas-fonds d’une pyramide dont les hiéroglyphes aux murs servent de tutoriel d’utilisation des diverses manipulations que peut effectuer Wario. L’initiative est très appréciable, et rend le gameplay parfaitement accessible d’entrée. L’anti-héros de Nintendo évoluera également dans un décor oriental très « Mille et Une Nuits », une fabrique de jouets plus vicieux les uns que les autres, au sein d’un jeu de dominos géants ou la stratégie primera à fond, ou carrément dans un flipper déjanté. Et encore, ce n’est qu’une partie des innombrables surprises qui vous attendent...

 

L’apologie du mauvais goût?

 

Sans entrer dans les extrêmes comme avait pu nous le proposer (ou plutôt, nous l’imposer) l’incroyable Conker’s Bad Fur Day, Wario Land 4 ose franchir un palier en matière de goût douteux, ce qui colle finalement bien à l’esprit de ce personnage assez pourri dans son esprit, à l’opposé du monde enfantin et mignon de Mario. Si les transformations de Wario ont augmenté en conséquence par rapport aux épisodes GBC, elles ne le mettent vraiment pas en valeur, et jouent la carte de l’humour sans hésiter à faire passer le protagoniste pour un abruti. Wario peut être aplati, gonflé, rendu obèse, cramé, transformé en ressort ou en vampire gluant et transpercé de fourchettes. Pourtant, ce n’est rien par rapport à certains ennemis, la palme revenant aux incroyables cochons en tutu rose armés d’une hache. Je vous jure, ce truc m’a complètement fait halluciner quand je l’ai découvert. Certains boss sont pour le moins bizarres (un gamin râleur, une plante carnivore géante aux naseaux dégoulinant de… hmm… non, on ne va rien dire… ou encore un nounours en peluche volant et crachant des flammes). Je ne dévoilerai bien entendu rien par rapport à l’identité du boss final, encore plus étrange et douteux que les autres.

 

Wario Land 4 aime également à s’attarder sur l’inutile, s’enrichissant d’une salle de mini-jeux grotesques et stupides où vous pourrez dépenser à loisir les diamants si difficilement récoltés dans le but de participer à des jeux étranges, à la fois simplistes et sans fin, pour récolter des médailles… qui serviront à acheter la réduction de la résistance des boss, bien corruptibles pour le coup. Sans trop en dire, ces jeux préfigurent un peu ce que proposera la série déjantée des Wario Ware, on oscillera entre l’ennui profond, la sacralisation ultime du kitsch et les regrets d’avoir claqué toutes les thunes récupérées dans les niveaux pour participer à ces séquences bien fades. Autre curiosité, mais qui vaut son pesant d’or pour le côté « quête annexe », la collecte des CD. Hein? Des CD? Pour quoi faire?

 

Attardons-nous sur cet ultime détail, car là, il fallait le faire. Outre les quatre passages principaux, la pyramide se constitue également d’une salle appelée « juke-box », où vous pourrez écouter à loisir les disques récupérés dans les différentes zones du jeu (un par niveau). La musique proposée n’a aucun intérêt, les titres qui sont attribués à chaque CD sont pour le moins loufoques, et vous pourrez rendre tous vos amis fous en leur faisant écouter « Mr. Fly » dans les oreilles la nuit (je l’ai testé, c’est profondément ignoble, ha ha ha, je le referai d’ailleurs, c’est drôle). Intérêt des items en question: zéro. Intérêt et qualité des énigmes à résoudre pour s’approprier ces galettes digitales: énorme. Wario Land 4 est vraiment un jeu vaste, bourré de secrets en tous genres, et quand on voit la qualité incroyable du gameplay (notamment l’utilisation ultra-ergonomique des boutons L et R), il est impossible de faire l’impasse sur ce titre parfois loufoque, mais que je vous conseille vivement.

 

Notes

 

Présentation: 10 Exemplaire en tous points. Entre une barre des scores parfaitement adaptée, un premier niveau en guise de mode d’emploi très bien pensé, et une navigation super bien pensée entre les différentes zones, c’est nickel de bout en bout.
Graphismes: 9 –
Nous avons affaire ici à un jeu extrêmement beau et riche sur ce point, même si la pixelisation massive de certains éléments par moments fausse la note, tout comme la piètre qualité d’un des mini-jeux, tout juste bon pour figurer sur une cartouche GBC, et encore…
Animations: 9.5
Excellentes et variées, notamment dans les transformations de Wario. Après, on peut penser que le décor, surtout en fond, aurait pu être un peu plus animé que ça, mais ça ne choquera pas grand-monde.
Musique: 8.5
Sans être particulièrement révolutionnaire, elle se démarque bien de l’ordinaire et l’insertion des chants est un pari osé, qui tient à peu près la route dans l’ensemble.
Bruitages: 9.5 –
Ce jeu utilise à merveille les très bonnes capacités sonores d’une GBA qui retranscrit très bien l’ambiance des niveaux au travers de bruits de fond variés et réalistes. Les cris de Wario sont un détail très appréciable.
Durée de vie: 9 –
Même si, comme pour beaucoup de jeux du genre, on ne le refera pas à l’infini, WL4 présente une quête moyennement longue qui tiendra le joueur en haleine quelque temps, et très bien renforcée par des éléments indispensables à la progression mais difficiles à débusquer. Cela dit, ce peut aussi être un inconvénient qui en découragera certains.
Gameplay: 10 –
Magnifique prise en main, et très bien introduite dès le premier niveau par une sorte de tutoriel directement intégré à l’aventure, une première dans la série. C’est du très grand Nintendo sur ce coup-là.
Intérêt: 9.5 –
On pourra regretter d’avoir déjà affaire à un épisode n°4, mais celui-ci relance terriblement bien la saga Wario Land, s’affirmant comme un complément terriblement vaste à ses prédécesseurs, au potentiel attirant en tous points.
Note générale: 9.4 / 10 – On a bel et bien affaire au meilleur épisode de la série, qui supplantera probablement même le tout premier, car cette cartouche très riche en tous points s’imposera très vite comme un incontournable de la GBA, mais également un incontournable du jeu de plate-forme 2D chez Nintendo. Assez audacieux, et jouant la carte de la démarcation de plus en plus poussée avec l’univers Mario, ce dernier Wario Land clôt en beauté une saga qui se referme sur un petit chef-d’œuvre de maniabilité, à l’ambiance très caractéristique, desservant une aventure passionnante et pleine de rebondissements.

 

Screenshots

(à venir)

 

Fonds sonores

 

Palm Tree Paradise – 1’40 (18 Ko)
Pinball Zone – 0’56 (3 Ko)

 

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